Tu sais que la communication est essentielle — même avec des partenaires occasionnels. Avant de commencer une nouvelle relation sexuelle, qu’elle soit sans engagement ou potentiellement plus sérieuse, il est important d’être sur la même longueur d’onde. Mais comment aborder la conversation ? Faut-il l’interroger comme lors d’un entretien d’embauche ?
Le dialogue avec un nouveau partenaire sexuel n’a pas besoin d’être rigide ou formel. Vous pouvez faire un petit check-in rapide dans la voiture en allant chez l’un de vous, pendant que vous vous embrassez, ou même en plein acte. Voici quelques questions à poser pour assurer une bonne entente entre vous deux, rapidement et sans stress :
Questions à poser à ton/ta partenaire sur le sexe ou les rapports en général
Y a-t-il quelque chose que tu veux absolument faire/essayer ?
Peut-être que tout est possible et que vous voulez voir où les choses vous mènent — ou peut-être que le sexe oral est essentiel pour ton/ta partenaire et qu’il/elle ne peut pas s’en passer en guise de préliminaires (ou même en tant qu’acte principal).
Y a-t-il quelque chose que tu ne veux absolument pas faire/essayer ?
Beaucoup d’entre nous ont des pratiques qui ne les intéressent pas, que ce soit parce qu’elles sont déclencheuses, désagréables, ou simplement parce qu’elles ne nous attirent pas. Ce que tu trouves banal et plaisant pourrait être une limite pour ton/ta partenaire — mieux vaut poser la question !
Y a-t-il des conditions médicales ou des besoins spécifiques dont je devrais être au courant ?
Parler de ses besoins médicaux ou liés à un handicap peut être difficile et intime — et beaucoup de handicaps ou de conditions médicales sont invisibles, pas forcément perceptibles après un simple verre lors d’un premier rendez-vous. Il se peut que ton/ta partenaire vive avec des douleurs chroniques, du vaginisme, des problèmes de plancher pelvien ou autre, et savoir comment adapter vos rapports peut faire toute la différence. (Si ton/ta partenaire a un handicap visible, comme être en fauteuil roulant, il/elle appréciera sans doute que tu sois direct(e) et bienveillant(e) dans ta façon de poser la question.)
Y a-t-il des parties de ton corps que tu ne veux pas que je touche ?
Que ce soit à cause d’un traumatisme sexuel passé ou simplement parce que c’est trop chatouilleux, certaines zones peuvent casser l’ambiance si on les touche. Certaines personnes, comme les stone tops, ne veulent pas du tout être touchées. Anticipe pour que la soirée se passe bien !
Y a-t-il un vocabulaire que tu préfères ou que tu veux éviter pour parler de ton corps ?
Que l’on soit cis ou trans, beaucoup de gens ont des préférences fortes concernant les mots utilisés pour désigner leurs parties du corps. Certaines personnes ne parlent que de leur « chatte » tandis que d’autres trouvent ce mot insupportable. (Et d’autres n’y attachent aucune importance.) Mieux vaut éviter de casser le rythme en hésitant ou en utilisant un terme qui ne convient pas.
Tu peux me montrer comment tu aimes être touché(e) ?
Peu importe ton expérience, personne ne peut lire dans les pensées — chaque corps est différent, et la première fois avec un(e) nouveau(elle) partenaire implique toujours un peu d’essais et d’erreurs pour comprendre ce qui plaît à l’autre. Gagnez du temps en demandant une démonstration directe : que ton/ta partenaire te montre comment il/elle se masturbe ou guide ta main de la manière qu’il/elle préfère.
Questions à poser sur le kink et les dynamiques de pouvoir
Tu préfères dominer, être dominé(e) ou switcher ?
Si ces dynamiques sexuelles te tiennent à cœur, tu as peut-être déjà repéré ce détail chez ton/ta partenaire. Mais pas toujours ! Il n’est pas rare que deux personnes passent plusieurs rendez-vous à se tourner autour avant de se rendre compte qu’elles sont toutes les deux soumises. Ce genre de malentendu peut être évité avec une simple question ! Cela permet aussi d’éviter les clichés : peut-être que cette butch hyper sexy en veste en cuir que tu viens de ramener chez toi est en réalité une soumise stricte.
Quelles pratiques kink t’intéressent le plus ?
Certain(e)s raffolent des jeux d’impact mais détestent l’idée d’être attaché(e)s ; d’autres veulent être suspendu(e)s par des cordes mais sans ressentir de douleur. Il y a aussi ceux/celles qui préfèrent un sexe plutôt vanille mais dans un cadre de jeu de pouvoir. Si vous touchez au BDSM, une discussion claire et précise sur vos envies et vos limites est essentielle.
Qu’est-ce qui te plaît dans ces pratiques ?
On peut évidemment passer un bon moment juste en partageant un intérêt sexuel, mais le sexe est souvent bien meilleur si on comprend pourquoi on aime ce qu’on aime, surtout en matière de kink. Une personne qui adore les fessées parce qu’elle fantasme sur la discipline et la punition ne vit pas la même chose qu’un(e) masochiste qui recherche uniquement la sensation physique de la douleur. Savoir ça peut améliorer votre connexion.
Y a-t-il des choses que tu refuses catégoriquement de faire ?
Que l’on parle de sexe vanille ou de kink, il est toujours utile de connaître les limites de chacun(e) (y compris celles du/de la dominant(e) ! Être dominant(e) ne signifie pas être partant(e) pour tout).
Le BDSM et le sexe sont-ils liés pour toi, ou bien séparés ?
Pour certain(e)s, le BDSM fait partie du sexe ou sert de préliminaires à une pénétration et/ou un orgasme. Pour d’autres, ce sont deux expériences distinctes : ils/elles veulent donner des fessées ou être attaché(e)s, puis rentrer chez eux/elles, peut-être même sans avoir retiré un seul vêtement. Il est essentiel de clarifier ce point avant de commencer quoi que ce soit.
À quoi ressemble l’aftercare pour toi ?
Les scènes BDSM peuvent être intenses sur le plan émotionnel et psychologique — beaucoup de gens ont besoin d’attention et de douceur après une session (y compris les dominant(e)s). Mieux vaut savoir ce qui aide ton/ta partenaire à se sentir bien après, et pourquoi pas prévoir ses en-cas ou boissons préférés.














